Parentalité, vie de femme et professionnelle !

November 15, 2019

 

Il y a le creux des reins et le creux de la vague ...

Mais c'est au creux des reins où je me sens bien ...

 

J'avais commencé la rédaction de cet article courant mars de cette année (2019), mais la vie et les événements qui y sont attachés m'ont rattrapée, si bien qu'il m'a été impossible de prendre le temps de m'y arrêter de nouveau, ni même savoir quelle direction donner à cet article.

 

Ce que je peux dire avec grande certitude, c'est que les années impaires n'ont jamais été mes années.

Généralement, ce sont des années où je suis bousculée de tous les côtés !

 

Les combats intérieurs que j'ai au fond de moi viennent me tirailler.

Les contraintes logistiques liées à la manière dont je vis viennent me rappeler à leur bon souvenir.

La société et l'environnement dans lequel j'évolue ne me paraissent pas adaptés à mes besoins.

 

Ce ne serait donc ne pas mentir de dire que ces derniers mois, je n'ai pas réussi à trouver l'équilibre parfait entre être mère, vivre ma vie de Femme et la reprise d'une activité professionnelle à temps plein sans que ces changements aient une incidence le plus relativement "négative" sur un ou des trois domaines soit simultanément ou séparément (vie de femme, vie de mère et/ou vie professionnelle).

 

Je me suis une nouvelle fois confrontée à un panel de choix et/ou sacrifices que je me suis vue obliger de faire.

Je constate, une nouvelle fois, ô combien c'est difficile, voire que c'est une vraie tâche d'équilibriste de pouvoir mener de front et de manière équilibrée ces trois champs de "vie.s"!

 

 

 

Vie professionnelle :

 

Après deux années au cours desquelles je me suis remise de mon burn-out professionnel et du lancement d'une activité professionnelle indépendante, j'ai décidé pour des raisons personnelles de retenter l'aventure salariale.

 

En retentant, cette aventure c'est en étant fortifiée de mes expériences passées et plus ferme sur mes attentes et mes objectifs quant au nouveau poste que je briguerai.

J'ai alors entamé quelques entretiens et j'ai intégré une entreprise début mars, dans laquelle je me trouve toujours après une période d'essai de 6 mois.

Cela n'a pas été chose aisée de retourner travailler et de reprendre un poste avec des horaires beaucoup plus classiques et donc moins souples, mais j'ai pris cette décision comme un défi qui serait apporteur de bénéfices si tout se passait bien.

Et cela a été le cas, je peux dire qu'après près de 10 années à travailler dans le domaine juridique, c'est le premier poste dans lequel je suis à mon aise et dans lequel, je peux me projeter et cela m'a donné vraiment beaucoup confiance en moi.

Cela m'a aussi prouvé qu'il existait des entreprises dans lesquelles l'épanouissement professionnel est possible.

Je ne peux que valider ma reprise après deux années au cours desquelles je m'étais posée beaucoup de question et où j'avais accumulé certaines appréhensions.

 

Parentalité :

 

Durant les deux années, où j'ai travaillé en dilettante, j'ai eu beaucoup de temps que j'avais aménagé autour de ma fille.

Elle venait de rentrer à l'école et je tenais à être présente pour elle.

J'ai donc passé près de deux années à ses côtés pour ses premiers pas dans sa scolarité, ce que je n'avais pas eu l'opportunité de faire pour mon aîné.

Je n'avais jamais eu la chance de pouvoir aller le chercher à 16 h 30, l'emmener en sortie scolaire et ce sont des expériences que j'ai pu connaitre en étant avec elle.

Il est certain que comme chaque grossesse est différente, la maternité que l'on entretient avec ses enfants est différente même si on les élève tou.t.e.s de la même manière.

Déjà parce qu'il s'agit d'individu.e.s différent.e.s, puis selon les événements qui ont ponctué ces différentes maternités, l'autre parent, et le rapport que l'on a avec chacun.e de ses enfants peut être différent.

C'est vrai que pour elle, j'avais vraiment la volonté de vivre une maternité choisie, à mon/notre rythme et j'ai eu la chance de pouvoir le faire et j'en suis très heureuse.

Je suis aussi bien plus mature que lorsque je suis devenue mère à 22 ans, ce qui m'a beaucoup aidé en 10 ans et permis d'être plus sereine.

Je suis plus à l'écoute de mes besoins et d'être une mère plus attentive, ne serait-ce que dans l'accomplissement de mon rôle, mais aussi dans mon rôle avec mon enfant.

Je trouve cela assez épanouissant de me dire aujourd'hui que je suis la meilleure mère que je puisse être et surtout je me suis allégée de tout le poids et les injonctions extérieures.

 

Je pense qu'à l'occasion d'un autre post, je parlerai de mon parcours de mère d'un adolescent et tous les bouleversements, inquiétudes et nouveautés que cela implique ... car il y a des choses que je suis en train d'ingérer et j'ai besoin encore de prendre du recul.

 

A cette occasion, il m'arrive à discuter avec certaines d'entre vous de nos expériences respectives et c'est assez enrichissant.

 

J'ai aussi des échanges quotidiens avec des personnes nouvellement mères depuis cette année et de très proches depuis très récemment.

Et le constat que je tire c'est qu'il est important de vivre sa parentalité comme on l'entend.

Ne pas avoir à se comparer aux autres parents.

Se faire confiance.

Ne pas hésiter à changer les organisations quand elles deviennent trop pesantes pour soi-même ou pour la famille.

 

Alors, cela parait super facile de le dire ainsi quand tour à tour, la société, le.la conjoint.e, l'ex.e, la famille ou les proches nous renvoient une image de nous pas très positive.

Au final cela reste nous, et je parle pour les mères surtout, étant une mère moi-même, qui ont en charge le confort émotionnel et affectif de leurs enfant.s quotidiennement, qui assurent leur sécurité, leur santé, leur bien-être, jusqu'à leur coucher.

 

Que cette charge est souvent partagée avec personne.

 

Je me considère, pour ma part, comme étant une mère privilégiée car j'ai de solides soutiens autour de moi qui rendent mon quotidien de parent-solo moins pénible.

 

D'ailleurs, je me suis longtemps posée la question de savoir si j'étais une mère suffisante.

Pour mon aîné, je sais que c'est un questionnement qui revient souvent tant j'ai le sentiment de passer et d'être passée à côté de nombreuses choses avec lui.

Ces peurs et ces craintes ont émaillé ma seconde maternité avec la panique de ne pas reproduire les mêmes "erreurs".

Je me suis donc efforcée de contrôler ce que je pouvais et j'en tire, pour le moment, un retour plus positif et plus serein.

 

J'aimerais beaucoup dans quelques années pouvoir discuter avec chacun.e de mes enfants de notre parcours parental et familial.

 

 

 

 

Vie de Femme :

 

Ma vie de Femme est celle qui en a plus pâtit ces derniers mois.

J'avais tellement de choses à gérer que je ne m'y suis pas beaucoup attardée et je dois confesser que cela me manque de ne pas avoir pris plus de temps et m'être accordée de vraies et longues parenthèses de repos et de remise en question.

 

Dans un soucis toujours volatile de ne pas m'occuper de ce qui pourrait être amélioré, je me suis éparpillée et j'ai répondu à des sollicitations pour tromper mon inconfort personnel.

D'un autre côté, j'ai eu l'opportunité de pouvoir parler de mes actions et de mon blog à différentes plateformes et médias et c'est plutôt pas mal.

 

Seulement, cela repousse continuellement le moment où je choisirai de m'occuper de moi.

 

En attendant ce moment, je m'applique au quotidien ces quelques principes qui m'aident à tenir :

 

- ne pas prendre la vie trop sérieusement;

- être bienveillante avec moi-même;

- cultiver la joie;

- faire entrer la gratitude;

- me familiariser avec l'empathie;

- ne pas autoriser à ce qu'autrui soit l'auteur.trice de ma joie car c'est prendre le risque de perdre le fil de ma propre histoire;

- rire et sourire plus !

 

 

 

 

 

 

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