Trigger ... Signal d'alerte !

July 18, 2019

 

 


Si je publie aujourd'hui cet article sur les "trigger" c'est parce que j'y suis sujette.

A certains moments de ma vie, les "triggers" occupent beaucoup plus de place que je ne le voudrais, puis à d'autre moment ils sont complètement absents.

 

"Trigger" a beaucoup plus de résonance et de signification en anglais et si je devais donner une traduction adéquate, j'utiliserais le mot " déclencheur" ou « signal d’alarme ».

Trigger : l'ensemble des souvenirs qui déclenchent en nous une alerte, une panique, une détresse.

 

Trigger : représente un trauma lié à notre enfance ou à des expériences particulières passées dans le cadre de nos relations sentimentales, professionnelles, sociales ou amicales.

 

Les "déclencheurs" sont personnels.

En effet, chacun.e à son propre système d'alertes, nous avons tout.e.s traversé des expériences différentes qui ont laissé des marques plus ou moins profondes et qui sont restées enfouies dans nos êtres.

Ces « marques » peuvent se manifester dans notre présent lors de situations ou événements de notre quotidien.

 

Quand ces déclencheurs se manifestent ils "actionnent" des réactions et émotions qui prennent naissance le plus souvent dans nos souvenirs et parfois dans notre subconscient.

 

Quand on a traversé une expérience traumatisante ou qui nous a laissé un mauvais souvenir qui a marqué notre esprit, cet événement reste dans notre mémoire et nous alerte sur le fait que lors de cet évènement nous nous sommes :

 

- soit senti.e en danger ;

- soit senti.e attaqué.e ;

- soit senti.e malheureux.se ;

- soit senti.e abandoné.e ;

- soit senti.e dévalorisé.e.

 

C'est donc pour se protéger et anticiper une nouvelle "menace" que les "triggers" se mettent en place pour nous empêcher de replonger vers une nouvelle situation traumatisante.

 

Notre cerveau a très bonne mémoire et se souvient de tout : des mauvaises expériences comme les bonnes.

 

Ces réactions "triggers" sont le produit de notre pensée personnelle, ce qui peut expliquer parfois la disproportion des réactions perçue par l’entourage.

 

Nous avons tout.e.s entendu : « mais qu’est ce qui lui prend » « que lui arrive t’il » !

 

Lorsque l'on apprend pourquoi une personne réagit de façon "disproportionnée" à une plaisanterie, une critique, une moquerie, à l'absence, au silence... on s'aperçoit que cela fait écho à un vécu et que la situation présente l’y replonge et la bouleverse.

 

Ces "triggers" sont façonnés par notre histoire personnelle, la transmission parentale et l'expérience à mesure que l'on avance dans la vie et que nous sommes confronté.e.s aux autres et à diverses situations. 

 

 

 

Je prends ici l'exemple de parents ayant de hautes attentes à l'égard de leur enfant :

Lorsque que ce même enfant devient parent, il a de forte probabilité pour qu'iel puisse reproduire les mêmes attentes à l'égard de ses propres enfants.

 

En situation :

Ce parent s'énerve quand iel voit que son enfant n'arrive pas à exécuter une tâche.

Quand ce parent voit son enfant en difficulté cela lui rappelle une situation qu'iel a lui même vécu et qui s'était terminée par l'énervement du parent contre lui/elle.

 

  • En réalité, la réaction d'énervement/ d'agacement ne lui appartient pas mais elle est reproduite par mimétisme !

 

Il me semble utile de rappeler que fréquemment nous réagissons sur l'instant et dans l'urgence.

 

Un autre exemple :

Vous essayez de joindre votre conjoint.e par téléphone et iel ne répond pas.

Vous commencez à vous inquiéter voire même à ressentir de l'énervement et vous multipliez les tentatives d'appels et de messages.

 

  • En réalité, en cédant à ce type de comportement vous faites référence à une situation de votre passé au cours de laquelle une personne vous avait laissé sans réponse et cet événement vous a marqué négativement. 

     

    Le fait de le revivre même dans un autre contexte vous replonge dans le traumatisme de la première fois.

 

Dernier exemple :

Vous effectuez une tâche et votre supérieur.e hiérarchique vous fait une remarque sur le contenu de votre travail.

 

Suite à cette remarque, vous vous sentez pris.e de stress et d'appréhension à chaque fois que vous devez rendre un travail.

 

  • En réalité, ce que démontre le fait d'être stressé.e dans ce type de situation est que vous avez chargé de façon négative la remarque reçue et que vous pensez que vous échouerez à chaque fois.

 

Pour anticiper ces épisodes d'énervement, de peur ou de stress qui sont devenus des alertes il est conseillé (lorsque c’est possible) de s'observer, de prendre conscience et de décomposer vos réactions au moment où elles se déroulent.

 

Cela peut se faire de la manière suivante :

 

1. prendre conscience de notre réaction;

2. prendre le temps de déconstruire notre émotion et s’interroger sur son origine;

3. s'excuser auprès des ou de la personne qui a/ont été le sujet de notre agacement, énervement ou de notre stress;

4. demander de l’aide;

5. examiner les situations qui peuvent être des déclencheurs et anticiper quand on se connait suffisamment, les situations qui nous mettent en état d’alerte.

6.prévenir : « quand tu dis cela, je suis triste, stressée, mal à l’aise, cela me contrarie ... »

 

 

 

Plus personnellement, il s'agit d’exercices que je m'évertue de faire dès que j’aperçois mes "triggers" en alerte.

 

J’aimerais vous dire que j’y arrive mais essayer c’est déjà faire la moitié du chemin !

 

L'objectif de l'observation est d'en tirer bénéfice et de faciliter nos relations avec les autres (enfants, amoureux.se, collègues, ami.e.s) ...

 

Prendre conscience que des souvenirs anciens sont devenus des déclencheurs est une étape pour trouver l'apaisement.

 

Une fois la prise de conscience faite, il est possible de reconnaître, de comprendre la raison la plus profonde derrière ces réactions et ainsi de pouvoir réagir plus calmement et rationnellement la prochaine fois que vous vous sentirez une situation vous échapper.

 

En s'entraînant à remarquer et à comprendre nos "réactions excessives", nous sommes à notre écoute et plus sensibles aux déclencheurs qui ont provoqué ces réactions en nous. 

 

Un autre moyen puissant de comprendre et de gérer nos déclencheurs est de pratiquer la pleine conscience. 

 

« La pleine conscience est une expression désignant une attitude d'attention, de présence et de conscience vigilante, qui peut être interne (sensations, pensées, émotions, actions, motivations, etc.) ou externe (au monde environnant, bruits, objets, événements, etc.) » 

 

La pleine conscience en anglais « mindfulness » est une pratique thérapeutique de médiation ayant pour but de réduire le stress ou les rechutes dépressives développée par Jon Kabat-Zinn.

 

La pleine conscience est aussi une technique de bien-être qui permet de vivre plus intensément le moment présent. 

 

Lorsque nous nous permettons de méditer, nous commençons à observer nos pensées et nos sentiments avec objectivité, ce qui permet de ressentir quand nous réagissons excessivement.

 

La pleine conscience requiert de la pratique et nous apprend à être plus calmes, réfléchi.e.s et présent.e.s pour relever les défis quotidiens sans laisser à notre passé l'opportunité de dicter nos réponses.

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